Le gouvernement britannique souhaite prolonger jusqu’au 14 octobre la période durant laquelle le Parlement ne siège pas, dans le but d’empêcher l’opposition de faire capoter son plan pour le Brexit. L’opposition a réagi dans la foulée, en dénonçant un « affront à la Constitution » et un « coup d’État ». La reine Elizabeth II a approuvé cette demande de suspension.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé mercredi 28 août que le Parlement serait suspendu durant la deuxième semaine de septembre et jusqu’au 14 octobre, soit à deux semaines de la date prévue du Brexit, le 31 octobre.
« Les députés auront amplement le temps de débattre », a-t-il ajouté dans une déclaration à la télévision Sky, alors que cette suspension a entraîné la chute de la livre et a été dénoncée par l’opposition comme un moyen d’empêcher les députés de stopper un Brexit sans accord le 31 octobre.
Des milliers de personnes ont manifesté à Londres, Manchester, Edimbourg et d’autres grandes villes mercredi soir, et une pétition sur internet contre la décision, qualifiée par les opposants de « coup d’Etat », rassemblait près d’un million de signatures.