À La Calanque Bleue, on cuisine la bouillabaisse de la même manière depuis 1975. Un savoir-faire bien marseillais, désormais candidat au patrimoine immatériel de l'UNESCO.
Cinq poissons — saint-pierre, congre, rascasse… —, des favouilles, ces petits crabes méditerranéens, et un bouillon tenu secret. Depuis 1975, au restaurant La Calanque Bleue, à Sausset-les-Pins, la bouillabaisse est servie selon une recette immuable.
Mais voilà : partout sur la Méditerranée, la bouillabaisse change de visage. Alors comment faire reconnaître ce plat emblématique par l’UNESCO quand il n’existe pas une, mais des bouillabaisses ?
C’est pourtant tout l’enjeu d’un dossier en cours, porté par l'association des spécialistes de la bouillabaisse. Objectif : faire entrer la bouillabaisse au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Un processus long — 7 à 10 ans au minimum — mais que les acteurs locaux espèrent voir aboutir.
En attendant cette éventuelle reconnaissance mondiale, rien n’empêche d’aller en déguster une… avant que le monde entier ne s’y intéresse.